LYON 2016 : souriez, c’est les écrits !

LYON 2016 : souriez, c’est les écrits !

Une bonne raison de passer le concours de Lyon :

 

À Lyon, tout le monde a sa chance ! Sérieux ?? Disons, tout le monde un tant soit peu préparé !

 

Pourquoi ? Parce que Lyon est le roi de la surprise ! Pas d’annales, peu de retours des candidats (du fait du grand nombre de questions !), ce qui rend la préparation difficile pour les suivants.

 

Mais voici la bonne nouvelle : vous êtes tous dans le même bateau ! Donc : vous risquez tous d’être embarrassés / coincés / paniqués / bloqués / affolés / désespérés / agréablement surpris.

 

Oui, oui, j’insiste sur le dernier : donnez-vous le droit (et même, le devoir !!) d’être agréablement surpris.

 

Ce que j’entends par là ? Jouez le jeu de la surprise. Car la manière dont vous allez aborder les épreuves-surprises de Lyon peut faire une différence cruciale entre vous et les autres candidats.

 

Imaginez deux candidats et une épreuve de créativité à la sauce lyonnaise. Le premier candidat, en découvrant le sujet, commence à souffler, râler, s’énerver, se disant : « quoi ?? Je me suis préparé à toutes ces épreuves de rédaction pour une blague pareille ?! N’importe quoi ! C’est scandaleux de sélectionner des candidats de cette façon, les concours sont injustes, je vais porter plainte… et blablabla ». Pendant ce temps, Candidat numéro 2, qui passe son concours durant son année de terminale, jubile devant sa copie : « Wow ! C’est juste ça qu’il faut faire ! Génial ! Un poème ? Ok, bon, voyons, réfléchissons… ». Le temps passe, Candidat 1 a fini de marmonner mais a perdu son cœur, à l’ouvrage de bouderie, et un temps précieux. Candidat 2, lui, se dépêche de coucher toutes ses idées sur le papier, ravi d’avoir fait le déplacement, et plein d’espoir pour la suite du concours.

 

Moralité ? La mauvaise humeur n’aide personne. Il y aura certainement des questions qui vous consterneront. Mais vous ne pourrez rien y changer. Alors, concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire, et donnez votre maximum !

 

Infos pratiques :

 

Dates des épreuves :

 

- Admissibilité : 02 février 2016 (c’est-à-dire : J-3 !!!)

 

- Admission : une date, entre le 17 mai et le 17 juin 2016

 

Les annales :

 

Comme je vous l’ai dit, il n’en existe pas. En revanche, les étudiants en orthophonie de Lyon publient chaque année Œil de Larynx, un petit recueil contenant plein de conseils utiles pour le concours. Cette année, une partie de ce recueil vient juste de paraître sur la page Facebook du Concours d’orthophonie de Lyon 2016. Allez le consulter, cet extrait est gratuit !

 

Les épreuves :

 

Au programme des épreuves d’admissibilité, rien n’a changé dans le descriptif, depuis l’an dernier. Vous trouverez le détail de chacune sur la page Facebook du Concours d’orthophonie de Lyon 2016 (voir album photo / récap’ des épreuves écrites) ainsi que dans le guide du concours (p.100-101).

 

Pistes de révision :

 

Épreuves de QCM

 

En maîtrise de la langue, rien de bien méchant, selon les échos de 2015. Idem pour les tests psychotechniques (qui, soit dit en passant, ressemblent assez aux tests psychotechniques des concours infirmiers : séries de formes géométriques à compléter, etc.). En revanche, la culture générale déconcerte souvent les candidats. Chaque année, on entend le même genre de commentaires : « je suis déçu, j’ai tellement travaillé cette matière, et j’ai pourtant l’impression que ça ne m’a servi à rien pour répondre aux questions ! ». Pas de panique, Lyon a un peu le même style qu’Amiens, dans ses questions : elles peuvent vraiment porter sur TOUT.

 

Conclusion : ne vous formalisez pas, faites ce que vous pouvez, et surtout, faites-le bien et vite !

 

J’insiste sur la vitesse : attention à ne pas perdre trop de temps sur une question, car l’épreuve est longue ! Répondez tout de suite quand vous savez, passez lorsque vous ne savez pas, sans oublier :

 

- De sauter une ligne sur votre grille de réponse

 

- D’y revenir à la fin de l’épreuve, s’il vous reste du temps (il vaut mieux vous en réserver !), car c’est bien plus avantageux de cocher au hasard et gagner des points, que de laisser case blanche.

 

À ce propos, deux, ou même trois choses très importantes, à Lyon :

 

1. Lisez bien les consignes : a priori pour une même question, plusieurs réponses seront possibles (n’en oubliez pas!)

 

2. Lisez bien les consignes (bis) : a priori, Lyon n’enlève pas de points si vous vous trompez (d’où : profitez-en pour cocher !)

 

3. Lyon tient compte des Rectifications orthographiques de 1990, tel que spécifié dans le règlement des épreuves :

 

« Concernant les « Rectifications de l’orthographe » établies par le Conseil supérieur de la langue française (parues au Journal officiel du 6 Décembre 1990), nous suivons le positionnement de l’Académie française, ce qui signifie que nous acceptons à la fois l’orthographe d’avant 1990 et les modifications établies par le Conseil supérieur de la langue française. »

 

Ceci veut dire : soyez vigilants au moment de répondre, lors des questions portant sur l’orthographe : assurez-vous que vous n’avez pas jugé erronée une orthographe maintenant considérée comme correcte.

 

L’épreuve formelle de français

 

Vous pourriez très bien avoir un texte à corriger, comme cela pourrait être tout à fait autre chose. Il semblerait que l’an dernier, l’épreuve formelle consister à écrire un texte incluant des mots imposés.

 

Voici le témoignage d’une candidate, en 2015 :

 

« Il fallait créer un texte incluant des mots "tel que", "ostracisme", "notoire", "minutie" (+ un autre), en réussissant à les expliquer brièvement. On devait faire ressortir leur sens dans notre texte, lequel devait se terminer par "il devrait faire preuve de patience". Si mes souvenirs sont bons, notre texte devait également commencer par "Connaissant son goût pour l'aventure…". Le texte ne devait pas dépasser une vingtaine de lignes (déjà tracées sur la copie de concours).»

 

Les épreuves rédactionnelles

 

C’est ici que le suspens atteint son apogée ! Vous ne savez pas encore à quelle sauce vous allez être mangé ?

 

Qu’à cela ne tienne ! Décidez que vous allez la savourer, cette sauce !

 

Pour l’épreuve de 50 minutes, vous pourrez avoir droit à un résumé ou à une synthèse. Lyon est souvent d’humeur à faire travailler votre mémoire, en vous retirant les sujets, avant que vous puissiez commencer à écrire. Soit.

 

Pour ceux qui se sont procuré le guide du concours, des conseils pour vous préparer à ce genre d’éventualité se trouvaient aux pages 240-241 (synthèse sans les documents) et 227-229 (résumé d’un texte entendu), ainsi que les méthodes complètes du résumé et de la synthèse de documents.

 

Même si vous n’aviez rien de tout ça pour vous préparer, ne baissez pas les bras : en vous entraînant au résumé et à la synthèse « classique », vous avez déjà parcouru un bon bout du chemin !

 

Voici le témoignage d’une candidate au concours de Lyon, en 2015, concernant les épreuves rédactionnelles :

 

La synthèse (épreuve de 50 minutes) :

 

« La consigne était très brève : "Vous réaliserez la synthèse en douze lignes de ce corpus de textes". Il y avait environ 6-7 documents. Après nous avoir distribué le dossier, on nous a accordé 20 minutes pour le lire, sans prise de notes sur une feuille à part (moi, pour m'aider, j'ai griffonné sur le corpus de textes, et un peu avant la fin, j'ai écrit mon plan sur le dossier pour l'apprendre par cœur). Ensuite on nous a tout retiré, et on a eu une trentaine de minutes pour faire la synthèse des documents sur une feuille comportant déjà 12 lignes (en somme : on ne peut pas écrire plus !). Ce qui m'a aidée, c'était d'avoir déjà mon plan et ma problématique en tête : je n'ai eu qu’à écrire sans réfléchir !

 

Le sujet des documents portait sur le sommeil, donc un thème plutôt abordable déjà. On avait un schéma du « cycle du sommeil » et d'autres textes plutôt courts et simples à comprendre (des extraits de journaux, des textes un peu plus scientifiques, etc.) sur les conditions à réunir pour avoir un bon sommeil, ce qui favorise les insomnies, etc. Je pense qu'ils voulaient vraiment tester notre capacité à extraire et trier les infos, trouver l'enjeu du corpus de textes et une petite problématique, tout en faisant abstraction des exemples inutiles.

 

Ce qui est bien, c'est que comme on n'a plus aucun support au moment de rédiger, on est obligé d'aller à l'essentiel. Par conséquent, pendant la lecture, il faut vite voir ce qui est important. Plus que notre compréhension textuelle, c'est notre capacité à trier et organiser qui était testée je pense !

 

J'ai bien aimé cet exercice, au final. On y retrouve la méthode de synthèse de Nice ou Montpellier mais en format réduit et plus rapide, avec des textes plus abordables ! »

 

L’épreuve de créativité

 

« Pour l’épreuve de créativité, il fallait écrire la réponse à une lettre. Le sujet était le suivant : une dame écrivait à son amie pour lui annoncer qu'elle quittait son travail afin de se lancer dans l'élevage d'escargots ! Plutôt sympa et libre donc, le tout sur une feuille contenant également une vingtaine de lignes. »

 

Dernières recommandations pour réussir :

 

Au risque de me répéter, à Lyon, gardez le sourire !

 

Lorsque j’ai passé le concours de Lyon, c’était le premier, juste avant le marathon du printemps (ça vous dit quelque chose, le marathon des concours? :-D), un peu comme plusieurs d’entre vous. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, et je ne savais plus quoi réviser, tellement j’avais l’impression de ne rien connaître.

 

Une fois assise, les épreuves se sont succédé. Elles n’étaient pas exactement identiques à ce à quoi je m’étais préparée, mais j’ai fait de mon mieux. J’ai répondu à tout ce que je pouvais, parfois un peu au hasard, parfois, agréablement surprise en découvrant des questions de culture g qui portaient sur des sujets que je n’avais pas du tout abordés lors de mes révisions, mais dont j’étais au courant, parce que ces sujets m’intéressaient dans la vie de tous les jours !

 

Je suis repartie assez satisfaite, étrangement. Les épreuves rédactionnelles avaient beau être différentes, une fois l’effet de surprise passé, je ne les ai pas trouvées plus difficiles qu’ailleurs.

 

Lyon est une école qui donne sa chance à des candidats de tous les horizons : sortis de prépa ou pas, c’est la surprise pour tout le monde. En ne dévoilant la nature de ses épreuves qu’au dernier moment, Lyon met tout le monde sur un pied plus égal qu’ailleurs, tout en testant vos capacités d’adaptation et votre souplesse, dans le même temps (et croyez-moi, vous en aurez sérieusement besoin, une fois orthophonistes !).

 

Alors, souriez, Lyon est à votre porte !

 

Liens utiles :

 

Le site des étudiants en orthophonie de Lyon, ainsi que leur page Facebook, où vous trouverez des infos pratiques sur le concours (notamment dans l’album photos, où se trouve une partie du journal du concours, et des contacts) !

 

Bonne préparation à tous !

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