Paris 2016 : L'oral ? Même pas peur !

Paris 2016 :  L'oral ? Même pas peur !

Le grand jour approche ! Voici quelques infos pratiques pour vous aider, dans votre préparation, selon ce qui est tombé en 2015 !

 

À Paris, en 2015, le jury était plutôt avenant. Mis à part quelques apartés, bâillements, ou feintes de désintérêt, les candidats se sont sentis plutôt à l’aise, parvenant à faire rire leurs examinateurs et menant souvent des échanges intéressants avec ces derniers quant à leur parcours, à la fin de l’entretien. La plupart des candidats sont ressortis assez rassurés, au niveau de l’atmosphère générale de leur oral.

 

Une grande partie de l’entretien est consacrée à plusieurs petits exercices, détaillés ci-dessous.

 

Exercice de rappel :

Les candidats devaient retenir deux mots et deux dates au début de l’entretien, à restituer plus tard, à la demande du jury. Pour vous rassurer : la plupart des candidats admis n’ont pas été en mesure de rappeler l’un ou l’autre des éléments, ce qui ne les a pas empêchés de bien se classer, à l’arrivée !

 

Conseil : entraînez-vous en demandant à vos proches d’écrire deux dates (ex. : 18 décembre 1972) et deux mots piochés dans votre répertoire de vocabulaire, qu’ils vous demanderont de retenir, avant de vous les redemander, plus tard dans la journée.

 

Vocabulaire :

Écrire 3 mots, une expression et un proverbe, puis les définir oralement et les insérer dans une phrase. Parmi les mots et expressions proposés, on pouvait trouver : « esbroufer », « orphéon », « smaragdin », « bisbille », « caulinaire », « écobue », « éburné », « chacun voit midi à sa porte », « avoir de l’entregent », « tourner sept fois sa langue dans sa bouche », « le mieux est l'ennemi du bien », « à la venue des coquecigrues », etc. Pour plus d’exemples, rendez-vous sur le site de l’APÉO!

 

Conseil des candidats et des admis : même si vous ne connaissez pas une définition, tentez quand même d’en déduire le sens ! Il vaut mieux essayer quelque chose et montrer au jury que vous êtes capable de raisonner, que de rester bloqué sans rien faire.

 

Exercice évaluant la mémoire de travail : séquences de lettres et de chiffres :

On demandait aux candidats de reconstituer un mot à l’intérieur d’une séquence de chiffres et de lettres, tout en effectuant des opérations sur les chiffres de la séquence (soustraction ou addition, selon que les nombres étaient pairs ou impairs). Un exemple de l’exercice est détaillé, sur le site de l’APÉO (voir témoignage de Valentine, 2015). Parmi les mots à retrouver, il y avait ainsi : « prix », « absorba », « cervelas », etc.

 

Selon les candidats et les admis, cet exercice n’était pas excessivement difficile. Certains s’y sont entraînés quelques jours avant leur entretien, et ont bien abordé l’épreuve. D’autres, au contraire, rapportent avoir perdu leurs moyens, en raison d’un trop grand stress. Moralité : entraînez-vous, de façon à ne pas perdre votre calme le jour J !

 

Pour vous entraîner : demandez à une personne de concevoir quelques-unes de ces séquences, sur le modèle de celles que les admis vous rapportent dans leur témoignage sur le site, puis de vous les proposer !

 

Répondre à une question, en utilisant ou en évitant certains mots :

On demandait aux candidats de rédiger un paragraphe pour répondre à une question telle que « qu’est-ce que le raisonnement inductif ? », « quelle est la différence entre  mémoire et souvenir ? », « en quoi le langage est-il une faculté propre à l’espèce humaine ? », etc. Souvent, ces questions tournaient autour du langage. La difficulté résidait dans le fait qu’on vous nommait trois mots à utiliser obligatoirement dans votre réponse OU à ne pas utiliser du tout. Là encore, il fallait faire vite, car vous ne disposiez que de peu de temps.

 

Conseils pour vous entraîner :

  • Sachez définir l’orthophonie, la communication, le langage, etc., pour faciliter vos réponses, lorsque les questions sont davantage reliées au métier. Vous pouvez pour cela vous référer au livre de préparation à l’oral de Dominique Dumas, aux éditions Vuibert, ainsi qu’aux témoignages des admis de Paris, qui rapportent les questions qu’on leur a posées ;
  • Utilisez les cartes d’un jeu de Taboo, et définissez à l’écrit en 4 minutes le mot à faire deviner, sans recourir aux mots interdits !

 

Répétition de logatomes et de mots :

Les candidats devaient répéter des logatomes pouvant comporter jusqu’à 7 syllabes, et des mots tels que « hallucination », « homogénéisation », etc. La tâche n’a pas semblé particulièrement difficile aux candidats.

 

Pour vous entraîner : demandez à une personne de votre entourage de vous faire répéter des mots et des logatomes de 6 à 7 syllabes, afin d’être prêt ! En fouillant sur Internet, je vous ai trouvé un générateur de non-mots, pouvant aller jusqu’à 6 syllabes. Vous pouvez donc en générer une petite liste pour la personne dévouée, disposée à vous les lire et à vous écouter les répéter ! Rendez-vous sur ce site : http://www.fredericboutot.com/

 

Lecture de texte :

On demandait aux candidats de lire un texte assez long (environ une page), aux dires de plusieurs, à haute voix. Par la suite, ces derniers disposaient d’une petite minute pour le relire, afin d’être en mesure de lui donner un titre, d’en dégager la problématique et de le résumer au jury par la suite. En 2015, des candidats se sont vu proposer des textes sur la maladie d’Alzheimer, l’influence de la musique sur la consommation, l’encéphalomyélite, etc. Certains candidats ont jugé que les textes étaient parfois assez scientifiques.

 

Plusieurs rapportent n’avoir pas pu finir de relire le texte, après la lecture à haute voix, de sorte qu’ils ne se souvenaient plus de la fin. D’autres étaient tellement stressés qu’ils ont eu du mal à le comprendre.

 

Notre conseil : la clé réside dans votre première lecture, à haute voix. Si vous lisez trop vite, vous ne retiendrez rien du texte ! Mais si vous prenez votre temps, non seulement la qualité de votre lecture à haute voix sera meilleure, mais il vous sera plus facile de traiter l’information, dans le même temps. La préparation de cette épreuve ainsi qu’une méthode pour maximiser votre compréhension du texte durant la première lecture sont détaillées dans le guide du concours (p.334-340). N’oubliez pas de vous entraîner à lire des articles à haute voix (une page environ) puis à les résumer de façon régulière, jusqu’au jour J !

 

Texte à corriger (dont le nombre de fautes à retrouver est connu) :

On vous proposait un petit texte dans lequel vous deviez entourer les erreurs en un temps record, selon la plupart des candidats (une minute trente). Plusieurs n’ont pas trouvé toutes les fautes (mais ont été admis quand même !). Exemple d’erreur : un accord d’adjectif de couleur (ex. : « bleue marine »).

 

Conseil pour votre préparation :

Demandez à un camarade de prépa de recopier un paragraphe de dictée, dans lequel il commettra entre 8 et 10 fautes. Par la suite, tentez de les retrouver en moins de deux minutes.

Si vous préparez le concours tout seul, demandez à une personne suffisamment à l’aise en orthographe de faire de même, ou entraînez-vous à l’aide d’un paragraphe de texte à corriger, tiré des annales que vous possédez.

 

Motivations :

L’entretien se termine par des questions concernant vos motivations et votre parcours. Je vous renvoie au guide du concours (p. 324-334) où vous trouverez de quoi vous y préparer ! Vous lirez, dans le témoignage de plusieurs admis sur le site de l’APÉO, que le jury ne s’attend pas à ce que vous lui expliquiez ce qu’est l’orthophonie, mais bien que vous lui parliez de vous, de votre parcours, de comment vous en êtes arrivé à désirer exercer ce métier.

 

Dernières recommandations :

 

Les témoignages sur le site de l’APÉO sont très bien détaillés et publiés depuis plusieurs années. Considérez-les comme des annales ! Lisez-les et entraînez-vous à répondre aux questions sur lesquelles les admis précédents sont tombés. Ce sera d’un grand secours pour votre préparation !

 

Le jour J, n’oubliez pas de garder le sourire en tous temps. Votre non-verbal est très important ! Munissez-vous de stylos et de bouteilles d’eau (parler, ça donne soif!). Hydratez-vous avant l’entretien, de préférence ! Pour plus d’informations au sujet de votre attitude générale, votre tenue, votre authenticité, rendez-vous aux pages 314 à 323 du guide du concours.

 

Pour terminer, sachez qu’un grand nombre de candidats finalement admis ne sont pas sortis de leur entretien satisfaits de leur performance au niveau des exercices, mais ils étaient généralement assez contents de leurs échanges avec le jury, concernant ce qui les a menés vers l’orthophonie. Moralité : ne lâchez rien !

 

Bon courage à tous !

 

 

 

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