Le témoignage de Tiphaine

Le témoignage de Tiphaine

Savoir donner le meilleur de soi-même, tout en restant ouvert à différentes méthodes de travail, dans le but de trouver la sienne et se préparer en gardant l’équilibre, tels sont quelques-uns des conseils de Tiphaine, pour réussir le concours. Je vous laisse lire son témoignage !

 

Son parcours

 

Avant de préparer les concours, j'ai eu mon bac ES, et dès l'obtention de celui-ci, j'ai intégré une classe préparatoire à Amiens.

 

Première année : classe prépa

 

Je m'attendais à quelque chose de bien plus intensif à vrai dire... Avec du recul, j'ai compris que cette prépa n'était pas sérieuse. Ce qui m'a sauvée, c’est que je travaillais un peu par moi-même en parallèle. Mais c'était très léger en comparaison avec la deuxième année ! Je n'ai passé que 7 concours, sans trop de stress et sûrement aussi sans trop de conviction. Je sortais un peu, je crois que je ne me rendais pas compte encore de la difficulté du concours. Le concours qui a le plus retenu mon attention a été Strasbourg, puisque j'ai failli accéder à l'oral alors que j'avais une base de révisions très mince. Mais lorsqu’un concours nous correspond vraiment, je pense que ça vaut le coup de se concentrer davantage dessus ! J'aimais déjà Caen, et j'ai donc fait très attention aux erreurs que j'avais pu faire, puisque dans ces villes, on récupère nos copies le jour du concours, et je trouve ça trèèèès utile pour l'année d'après !

 

L'été : grande pause. J'étais pourtant fatiguée et toujours aussi motivée, mais mieux vaut se reposer et revenir en force à la rentrée, que déprimer tout l'été et être déjà HS pour le retour en prépa, qui déjà n'est pas le moment le plus gai de l'année !
Dans le concours d'ortho, la fatigue joue énormément. J'ai vu des amies surmotivées et surentraînées échouer, parce qu'elles n'avaient pas conscience de leur état de fatigue. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé la deuxième année vers les mois de décembre, janvier, février ...

 

Deuxième année : autre classe prépa


Deuxième année donc, plus motivée que jamais, surtout que j'arrive dans une très bonne Prépa à Nantes, je quitte mes parents pour la première fois, et cela me permet aussi de mieux gérer mon temps et mes révisions au quotidien, car les horaires sont les miens. L'amie qui faisait partie de ma première prépa m'accompagne. Quand surprise : elle est rappelée à Lille ! Je reste donc un peu plus seule, mais ravie pour elle ! Et cette Prépa est extraordinaire, les professeurs sont passionnés, nous encourageant sans nous casser ; la cohésion est extraordinaire, bref, on travaille 4 fois plus, mais on est aussi 5 fois plus motivées et soutenues ! J'étais par ailleurs dans une Prépa doublante, et j'avoue d'ailleurs avoir eu un peu d'appréhension, car ces filles avaient déjà une année de bonne Prépa derrière elle, là où moi, j'avais l'impression d'arriver sans aucune connaissance solide.

 

J'ai pas mal travaillé en groupe mais j'ai davantage travaillé seule. C'est l'alternance des deux méthodes qui a fonctionné le mieux pour moi. Changer de support, travailler de façon ludique, oser tester de nouvelles méthodes, c'est ce qui est important. Et surtout le faire à sa manière ! Ne pas se calquer sur les méthodes de travail de ceux qui semblent réussir parce que s'ils réussissent, c'est sûrement parce qu'ils ont eux-mêmes testé ce qui fonctionnait le mieux de leur côté. C'est très personnel tout ça...

 

Ses méthodes de travail

 

Moi je n'ai pas vraiment eu de rythme, je me levais très tôt en général (4h30 parfois...) pour avoir l'impression d'avoir déjà bossé en arrivant à la Prépa. Et le soir je m'accordais donc une pause d’une voire trois heures (oui oui !) puis je retravaillais une heure et j'allais dormir, parfois à 22h, parfois à minuit lorsque je me levais plus tard...

 

Pendant la pause, tout est permis. Ne pas croire que lire est la seule pause possible et productive, si cela ne vous détend pas. Je suis même sortie en boîte 4 ou 5 fois dans l'année, au resto ou au ciné très régulièrement, en dehors des vacances ! L'important n'est pas de travailler comme une acharnée mais de travailler efficacement, en effectuant un réel effort de mémorisation. J'ai eu un très bon groupe d'amies et cela m'a énormément aidée aussi... et le sport à ne pas négliger!

Concernant ce que je révisais je ne ciblais pas vraiment de concours, je pense qu'il faut éviter cela, sauf si vraiment des exercices se croisent dans plusieurs villes ou si notre préférence pour une ville est très nette. Au final j'ai eu Caen et Strasbourg après avoir passé 11 concours. J'aurais pu aller à l'oral de Toulouse mais je n'y suis pas retournée, car j'avais déjà la réponse définitive de Strasbourg, qui m'intéressait plus !

 

Ses conseils pour l’oral

 

Pour Strasbourg, soyez vous-même, détendus, ne tentez pas à tout prix d'impressionner. Le jury est relativement bienveillant et recherche l'authenticité plus que la performance... D'ailleurs, j'en suis ressortie démoralisée, persuadée que Toulouse était la dernière chance avant de tripler, et finalement j'ai été 7ème ! J'ai également eu Caen que je pensais avoir totalement raté (je n'avais même pas terminé une des deux épreuves écrites et j'avais chanté (je pense) relativement faux à l'oral... Mais ce sont deux jurys bienveillants (en général !).

 

Un mot pour les futurs candidats

 

On pense que le concours est un Graal, mais si on est motivé réellement, il arrive plus vite que prévu, et on comprend bien vite que ce n'est que le commencement ! Donc du travail certes, mais surtout de l'entraide, de la détente, de l'authenticité et beaucoup de patience ! Ça paye !

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