Le témoignage de Sonia

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Le témoignage de Sonia

Sonia m'a contactée, alors qu'elle entrait tout juste en prépa. J'ai pu constater, tout au long de son année de préparation au concours à quel point elle était volontaire, enthousiaste et déterminée. Les efforts ont payé, puisqu'elle a été admise à Paris, au bout d'un an ! Dire que son parcours a été de tout repos serait un peu exagéré. Toutefois, à travers les hauts et les bas, elle n'a jamais cessé d'y croire. Continuez à vous accrocher à votre rêve !

 

Son parcours

 

J'ai obtenu en 2013 un Bac économique et social. J'étais depuis quelques années déjà, lancée dans l'idée de finir journaliste, pour la simple et bonne (non, mauvaise) raison que j'aime beaucoup écrire. C'est ainsi que je me suis dirigée vers une licence en information et communication. Sauf que, fin 2014, bilan de première d'année : cela ne me plaît pas et j'en viens à remettre en cause mon projet. Que faire alors ?

 

Après de multiples recherches, le déclic se fait enfin, et je crie à qui veut l'entendre que journaliste c'est fini, et que je veux devenir orthophoniste. Sauf qu'on est en juillet, et que cette envie est beaucoup trop soudaine pour que je plaque la licence comme ça (pour ma mère surtout). Donc on part sur l'idée de valider la deuxième année, et de me réorienter si toutefois je ne change pas d'avis entre-temps ; car c'est vrai que j'aime bien changer d'avis...

 

Sauf que cette fois-ci, je suis vraiment "partie" et surexcitée à l'idée de passer les concours d'orthophoniste (maso, moi, non, pas du tout). Début 2015, je vais donc en cours, mais à côté de ça, j'achète quelques annales et m'inscris à quelques concours pour voir à quoi ça ressemble. Sauf que cette année n'étant pas la bonne psychologiquement, non seulement je lâche la licence en cours de route, mais en plus je ne prépare pas les concours que je m'apprête à passer. Bilan de l'année : quelques jobs à droite à gauche, mais niveau études, rien de bien fructueux, hormis le fait que j'aie pu évaluer mon niveau de base pour les concours.

 

L’organisation de sa préparation

 

Septembre 2016, départ sur de nouvelles bases : je m'inscris dans une prépa parisienne, et là je décide que rien ne viendra entraver ma réussite aux concours. Mon dicton : je le veux, et de toute façon, je l'aurai. J'ai déjà prévu que cette année serait une année de ma vie entre parenthèses et rythmée par les concours, car quitte à investir du temps et de l'argent, autant que ça s'éternise pas trop.

 

Je n'ai jamais été une grande fêtarde, mais je dois quand même faire quelques sacrifices, et me discipliner un peu (coucher tous les jours à 22h30 max, lever jamais après 9h, oui même le week-end ; rentabilisation des trajets en bus avec des petits carnets).

 

Je me jette donc tête baissée dans la préparation sans jamais ne me laisser démotiver par de mauvaises pensées. Bilan de l'année scolaire 2016 : 4 admissibilités sur 9, et mon admission à l'école de Paris, que je convoitais. Ouf.

 

Niveau organisation, je n'ai jamais vraiment été au top ; je fais X planings , que je ne ne respecte bien évidemment jamais (ou jamais très longtemps) et mes cours, je ne veux pas dire qu'ils volent dans tous les sens, mais presque.

 

Cela dit, j'apprends consciencieusement tout ce que je vois en classe, je m'assure de bien avoir tout compris (ne pas laisser de zones d'ombres, car souvent quand on laisse passer quelque chose, on a la grande joie de le rencontrer en concours!), et mieux encore ; j'apprends à me confronter à mes difficultés (coucou les problèmes de logique) plutôt qu'à les esquiver.

 

Le principe, c'est d'apprendre, se tester, apprendre encore, mémoriser les schémas type et repérer les pièges (mine de rien, ça se répète pas mal !). Aussi, il faut régulièrement TOUT reprendre, pour éviter que les connaissances s'envolent.

 

Les livres qu’elle conseille

 

D'un point de vue pratique, je conseille de commencer par lire "Je vais vous apprendre à être admis en Orthophonie" de Floriane Olivier ; puis le petit Grévisse et les Vuibert. Sinon, j'aimais beaucoup diversifier les sources.

 

Malgré toutes les annales que j'avais chez moi, je trouvais toujours le moyen de choper un livre à la bibliothèque en me disant "celui-là m'inspire plus". Mais il faut savoir que ce raisonnement fonctionne surtout avec les maths : l'Intégrale des tests psychotechniques, des éditions Nathan est pas mal ; "Tous les tests psychotechniques" aussi.

 

En ce qui concerne la grammaire, cantonnez-vous aux annales destinées aux concours, car vous en trouverez difficilement qui atteignent leur niveau).

 

Ce qui compensait mon manque d'organisation, c'était la diversité des choses à apprendre, l'objectif en vue, et l'amour de ce que je faisais. Attention, n'allez pas non plus croire que je me tapais la tête par terre à l'idée d'avoir à préparer ce concours, mais je vous jure que le fait de voir ça comme un grand jeu auquel vous voulez fièrement gagner, ça aide vachement.

 

Ses conseils aux candidats

 

En définitive, je pense que pour réussir au concours, il faut avoir bâti ou bâtir des connaissances solides (revoyez les bases : réapprenez vos tables de multiplication et ce qu'est un COD, si besoin), acquérir une certaine réactivité (ah le temps... ah les consignes…!!!) en s'exerçant à fond, et surtout... avoir une graaaande motivation et se faire confiance : parce que si vous doutez de vous, ça créé des interférences qui vous font perdre en temps et en efficacité.

 

mélanie 04/10/2016 16:40

bon courage les filles

Sonia 02/10/2016 23:04

Par contre moi j'avais écrit "la superbe Floriane Olivier"... Elle est trop modeste...

Sonia 02/10/2016 22:47

Oh merci pour la petite intro Floriane, ça me touche beaucoup !! Bon courage à celles qui passent le concours cette année!!

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