Le témoignage de Noémie

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Le témoignage de Noémie

Noémie vent de débuter sa deuxième année d'orthophonie, à Lille. Pourtant, elle est toujours aussi dévouée à aider les candidats qui se préparent au concours et a accepté avec grand plaisir de vous livrer son témoignage.

 

Son parcours

 

Certains savent ce qu’ils veulent faire depuis toujours. D’autres sont passés par 200 idées de métiers. Moi, quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard... je ne savais jamais quoi répondre, je n’en avais aucune idée. En troisième, j’ai commencé à m’intéresser aux métiers auprès des jeunes enfants, et après un stage en crèche je me disais que devenir éducatrice de jeunes enfants (EJE) me plairait bien. Seconde, orientation vers un bac S puisque j’en ai les capacités - mais une petite déception à l’idée d’avoir autant de scientifique, de laisser toute la partie littéraire de côté. Et une envie d’avoir un métier varié, différent chaque jour, avec une évolution possible. Je me repose des questions et en début de terminale, je découvre l’orthophonie : auprès d’enfants mais pas seulement, avec des patients tous différents et des pathologies variées, une évolution possible, un mélange de littéraire et de scientifique... Je discute avec des orthos, j’accompagne ma soeur à une séance de rééducation, et en milieu de terminale, je sais enfin ce que je veux faire de ma vie !

 Je décide de passer les concours de Lyon et Paris (les plus près de chez moi) en terminale pour avoir une idée de ce que c’est. J’y vais sans réviser, donc sans pression. Paris est totalement un échec, mais au final Lyon aurait pu être pire ! Découvrir ce qui est demandé me permet aussi de savoir que j’ai besoin d’une prépa : des vrais profs, en face de moi, pour me dire quoi travailler, me motiver, me donner des conseils. Des personnes poussées par la même motivation avec qui inventer des moyens mnémotechniques stupides mais géniaux, discuter d’alopéciens callipyges et de vieilles rombières.

 

L’organisation de sa préparation

 

Pour certains, prépa rime avec compétition. Pour moi, c’était entraide et bonne humeur. Cours jusqu’à midi ou 15h max, puis boulot à la prépa jusqu’à 17-18h... Ensuite je rentre chez moi (en jouant avec mes petites cartes de vocabulaire : le mot d’un côté, la définition de l’autre), parfois je bosse un peu, mais je me repose aussi. Petite exception le mercredi après-midi, où je consacre deux heures à aider une petite fille de CP d’origine algérienne avec ses devoirs.

 

Ses méthodes de travail

 

Mes conseils ? Bossez en groupe, ça permet d’associer des souvenirs, de l’émotion à ce que vous apprenez, pour un bon stockage ! Pour la culture gé, lisez la presse en déjeunant ; intéressez-vous à tout ce qui vous entoure (les noms de rues sont une source d’informations géniale !). Bachotez un peu la grammaire, là il n’y a pas d’autre remède. Pour l’orthographe, groupez les mots : d’un côté de la feuille ceux avec un doublement des consonnes, de l’autre ceux qui n’en prennent qu’une par exemple.

 

Les livres qu’elle recommande

 

Au niveau des livres, j’ai trouvé les Vuibert (notamment celui pour le vocabulaire) très bien faits. Mon année de prépa a aussi été marquée par mon coup de foudre pour Robert : beau, cultivé, parfait quoi ! Et surtout, le plus important : prenez du temps pour vous, sortez, mangez, riez !

 

Enfin bref, armée de tout ça, je passe 7 concours : Lyon, Toulouse, Amiens, Montpellier, Limoges, Nancy et Lille. Je décroche les oraux d’Amiens, Lyon, Limoges, Nancy et Lille (certains avec une grosse chance - ayant coché B sur toute une colonne du QCM - et donc un gros sentiment de culpabilité vis à vis de mes amis de prépa qui eux, n’ont toujours aucun résultat positif). Je foire complètement Amiens, et en retire des leçons pour Lyon... que je loupe aussi lamentablement. Mais je suis parée pour les 3 suivants : je sais exactement ce que je veux dire et je  suis convaincue que c’est bien (quelle que soit l’expression du jury en face de moi), je peux résumer mes motivations en 3 mots, je n’ai pas peur de déménager...


Au final, je décroche ces trois concours. Et là, je vous écris tout ça de mon canapé à Lille ;-)

 

Ses derniers conseils aux candidats

 

Mon petit mot de la fin : vous ne décrocherez peut-être pas des concours que vous avez bien sentis, vous en aurez peut-être d’autres sur un coup de chance. Dans tous les cas, ça ne veut pas dire que vous n’avez pas bossé et que vous ne les méritez pas ! Croyez en vous, ne lâchez rien, profitez de la vie et gardez votre bonne humeur :-) 

 

Pour plus de témoignages d'étudiants admis à Lille, rendez-vous sur le site de l'ACEOL (association des étudiants en orthophonie de Lille) !

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