Le témoignage d'une autre Clothilde

Le témoignage d'une autre Clothilde

Clothilde a réussi son concours après deux années de préparation. L’expérience de sa première année l’a aidée à faire de meilleurs choix, pour sa deuxième année et de décrocher une place dans la ville de ses rêves. Son parcours et ses conseils en motiveront plus d’un !

 

Son parcours

 

J'ai commencé à m'intéresser au métier d'orthophoniste lorsque j'étais en première (ES). J'ai d'abord fait des recherches quant au métier, puis j'ai pris contact avec une orthophoniste, qui m'a gentiment accueillie le temps d'une matinée dans son cabinet. Après cette matinée d'observation et après un échange avec elle, c'était décidé : je voulais devenir orthophoniste. Je me suis donc renseignée sur les études, et sur ce fameux concours... C'est ainsi que je me suis inscrite en prépa! Première année de concours, j'en passe 9 : je ne décroche aucun écrit.

 

Après quelques mois à me poser des questions, je pensais me diriger vers une fac de sciences du langage, mais changement de programme : une amie, fraîchement admise en école d'orthophonie, me dirige vers son ancien professeur de culture générale qui reprend la direction d'une prépa et ouvre une classe « spéciale redoublants ». Quoi de mieux pour continuer à être dans le bain des concours sans tout reprendre à zéro ? Je me suis ainsi lancée dans une seconde année de prépa, avec un emploi du temps allégé, ce qui permet d'avoir un travail personnel très approfondi.

 

J'ai décidé de tenter le tout pour le tout, j'ai passé 11 concours, en faisant des choix réfléchis et stratégiques ! J'ai passé ceux qui m'avaient le plus réussi l'année précédente, j'ai éliminé ceux qui n'avaient pas du tout marché et j'en ai ajouté d'autres qui pouvaient correspondre à mon profil selon mes points forts / points faibles. J'ai ainsi passé Besançon, Lyon, Amiens, Toulouse, Bordeaux, Nice, Montpellier, Strasbourg, Nancy, Clermont-Ferrand et Marseille. Et cette année le travail a payé: j'ai décroché 3 écrits !

 

Ses méthodes de travail

 

Vocabulaire :

La première année j'avais un répertoire avec les mots classés par ordre alphabétique... Mais je trouvais cette méthode un peu trop rigide et j'avais du mal à m'y mettre. La seconde année j'ai décidé de reprendre un carnet à zéro. Je faisais environ 100 mots par semaine, à l'aide du Vuibert vocabulaire, et je notais mes mots « en vrac » dans mon cahier ! Je relisais une heure par soir mon carnet, à force de lire, ça rentre !

 

Grammaire et orthographe :

J'ai eu de bonnes bases en première année de prépa, en seconde année notre professeur nous faisait faire énormément d'annales, c'est très formateur. J'avais un « cahier d'erreurs » où je notais toutes mes erreurs, je le relisais régulièrement pour ne plus les commettre.

 

Expression écrite :

Je m’entraînais très souvent en dehors des cours. J'essayais de me concentrer plus particulièrement sur un sujet quand je savais qu'un concours arrivait. Par exemple, deux semaines avant Lyon, j'ai mis l'accent sur les sujets de créativité. Je m'imposais le temps imparti en concours pour m'habituer à travailler rapidement.

 

Pour les dictées, j'en faisais une à deux par semaine, soit à la prépa avec notre professeur de culture générale, soit le dimanche avec ma maman qui avait assez de patience pour me lire un texte tordu. Encore une fois, je répertoriais toutes mes fautes et les mots inconnus.

 

Tests psychotechniques :

Je faisais beaucoup d'annales, encore une fois en me chronométrant et parfois en m'imposant un temps inférieur à celui qui était autorisé.

 

Culture générale :

En cours nous faisions énormément de QCM. Je reprenais chaque QCM le soir, et je les apprenais par cœur. J'en faisais des fiches thématiques que je relisais dans les transports en commun. J'ai suivi l'actualité, c'est important autant pour l'écrit que pour l'oral.

 

En avril, les bonnes nouvelles arrivent : ENFIN ! Je suis admissible à Nancy, Lyon, et Besançon, les larmes de joie coulent mais la raison reprend vite le dessus : ne pas se réjouir trop vite... Il reste l'oral !

 

L'oral

 

J'ai eu la chance d'avoir une préparation très complète à l'oral grâce à ma prépa. Une orthophoniste nous entraînait deux heures par semaine et nous avons eu plusieurs oraux blancs. A la fin de l'année, nous passions des oraux « types » des villes dans lesquelles nous étions admissibles. Je me suis aussi entraînée avec une amie qui passait les concours d'infirmier et qui cherchait quelqu'un pour sa préparation à l'oral. Nous nous sommes donc fait des oraux blancs l'une à l'autre. Et les efforts ont payé !

 

L'oral se prépare, c'est un véritable travail à faire sur soi-même pour se connaître, savoir montrer qui nous sommes et quel orthophoniste nous ferons. En juin, me voilà admise à Nancy, je décide donc de ne pas passer l'oral de Besançon mais je vais tout de même à l'oral de Lyon... la ville de mes rêves ! Puis en juillet, les résultats tombent mais il va falloir attendre, je suis sur liste complémentaire. Finalement, aujourd'hui je suis à l'école de Lyon.

 

Ses conseils aux candidats

 

Ne lâchez rien ! Je sais combien il est difficile de se relever après des réponses négatives... Le plus important c'est de se remettre en question et de savoir ce qui n'a pas été. Si j'avais un seul conseil à vous donner : ayez confiance en vous !! Lorsque vous êtes assis sur votre chaise, dites-vous « j'ai ma place ici ».

 

Bien sûr, il faut rester réaliste face à la difficulté du concours mais je pense que le mental joue beaucoup aussi, il faut y croire ! Ne voyez pas le concours comme impossible : il y a 40 places ? Pourquoi pas vous ? Il faut bien les remplir ces places !

 

En second conseil, je dirais « L'union fait la force », ne voyez pas les autres comme des ennemis, trouvez des partenaires de travail et de soutien, cela fait du bien au moral !

 

Bon courage à vous tous, tenez bon, ayez confiance, persévérez : ça paiera, promis !

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