Marseille: mise à jour 2008 (2)

LES ORAUX


Conseil avisé: ne pas attendre d’être retenu aux écrits pour préparer le résumé de texte!! (il existe des ouvrages divers qui y préparent). Tenir compte du fait que le résumé est souvent très long à Marseille (4 à 6 pages) et que vous n’aurez pas le temps de mettre à l’œuvre tous les « trucs » piochés dans les livres. A vous de trouver la technique qui vous permettra d’être le plus efficace, d’où un entraînement indispensable en amont.

De même, ne pas trop préparer les oraux. J’ai testé: la spontanéité semble primer, et les discours tout faits sont à bannir, d’autant plus qu’ils vous laissent sans voix devant des questions imprévues. Du naturel, rien que du naturel, et de la LOGIQUE dans les réponses! On ne vous demande pas de tout connaître du métier, seulement de savoir que l’on traite autant du langage écrit que du langage oral!

Ne pas se démonter devant un jury apparemment ennuyé ou contrarié, on vous teste jusqu’à vous faire croire que vous êtes allés droit dans le mur. Il est important de rester motivé jusqu’au bout, car un rien peut faire la différence et il semblerait que les jurés aient des coups de cœur, alors….


L’oral de motivation semble être le plus important: à préparer celui-ci, car le jury vous laisse parler (entre 5 et 10 minutes) et parfois ne vous pose aucune question! Autant savoir où aller dans ce cas. Ce que vous pouvez faire: expliquer via votre parcours comment s’est construit votre projet de faire orthophonie (expériences, motivations, rencontre d’une orthophoniste, vos loisirs en lien avec ce métier, …).

L’implicite compte autant que ce que vous dites: se montrer enthousiaste, ultra motivé, avoir le sourire, ne pas hésiter à placer une petite plaisanterie, montrer que vous êtes plein d’entrain et prêt à vous lancer dans l’aventure… ils adorent ça!


 

LE DEROULEMENT DES ORAUX 2007


Oral de psychomotricité


1. Reproduction de dessins géométriques simples à reproduire (prendre son temps car on dérape vite, avec les mains moites et engourdies!). Prendre le temps d’observer, bien reproduire à l’échelle, attention aux points placés sur une diagonale que l’on reproduit à la verticale (!).

2. Lecture d’un texte (tirade des nez de Cyrano de Bergerac, ou « Au voleur » de l’Avare de Molière) Préparation du texte sans instruction précise: lecture du texte sans instruction, en face à face avec l’examinatrice (adopter le bon ton, jouer le texte avec quelques gestes cohérents et de l’enthousiasme; ne pas monter sur le bureau pour autant!)

3. Question posée sur la manière de lire le texte (pourquoi avez-vous fait ça et pas ça, quelle est l’importance du geste dans la lecture, que pensez-vous de l’intérêt d’un tel exercice, quel est selon vous le lien entre les deux exercices – en l’occurrence l’écriture et la lecture, ne pas aller plus loin! etc.)

Jury un peu sec, blessant parfois semble-t-il: ne pas se démonter ce n’est qu’un test un peu vicieux…Il vous faut au contraire avoir de la répartie, répondre plutôt une chose passe-partout que « heuuuu…. », rester souriant, et ne surtout pas perdre ses moyens devant la mine parfois désespérée des jurés! Ce sont des personnes sûres d’elles et ayant de la répartie qui sont recherchées. Il n’y a pas de réponse juste à chercher à tout prix.


Oral de maîtrise de la langue


1. Tirage au sort d’un sujet vous mettant en situation face à deux interlocuteurs différents. On vous indique que vous devrez jouer les saynètes en tenant compte du fait que vous ne vous adressez pas aux mêmes personnes.

Préparation de 5 minutes: ne pas tout écrire, décider seulement du ton à adopter et pourquoi, et des grandes lignes de votre interprétation. Ne pas se laisser déconcentrer par la personne en train de passer!


2. Saynète: souffler un bon coup et jouer le jeu qui en vaut la chandelle! Pensez que vous êtes vraiment en situation. Jouer les émotions, adapter votre discours, vos mots, l’intonation, compléter par les gestes, soupirs et/ou sourires adaptés à la situation jouée: attention vous êtes jugé sur votre capacité d’adaptation à l’autre! Si vous parlez à un enfant réfléchissez bien à votre vocabulaire – adapté – et si c’est à votre supérieur que vous vous adressez, soyez moins familier qu’avec votre collège!


3. Discussion sur l’intérêt de cet exercice + questions sur la prestation (pourquoi avez-vous autant utilisé les gestes? pourquoi votre voix a-t-elle changé avec votre 2d interlocuteur? Pourquoi avez-vous souri à tel moment? Pourquoi….) Le juré est très sympa, et attend simplement de vous une bonne adaptation à la situation (et pas une prestation théâtre!) et de la cohérence entre votre jeu et les justifications que vous en donnerez. Soyez donc naturel et n’hésitez pas à faire rire le jury et à rire vous-même, personne ne vous en voudra bien au contraire!


Entretien de motivation


Là, suspense…

Le jury vous laisse parler, ou bien vous coupe toutes les 5 phrases. Quoi qu’il en soit il est là pour vous déstabiliser! Une fois que vous le savez, passez outre les questions sans intérêt pour mieux revenir à votre fil directeur (vos motivations), ne tenez pas compte des regards dans le vide, des soupirs, des cliquetis de stylo, des rires moqueurs. Allez jusqu’au bout de ce que vous avez à dire, gardez autant que possible le sourire, et ouvrez votre cœur tout plein d’espoir face à ces personnes qui sont en réalité plus douces les unes que les autres! Vous en serez récompensé.


Résumé


2h de résumé pour 5 pages de texte, c’est peu! Entraînez-vous à la maison sans attendre d’avoir passé les écrits, car avec l’attente des résultats vous serez bien incapables d’entreprendre quoi que ce soit. C’est donc un travail à fournir en amont et une méthode très personnelle de résumé qu’il faut acquérir, pour venir à bout de ce marathon.

Renseignez-vous dans les bouquins pour savoir ce qu’est réellement un résumé (les règles sont très précises: pas de paraphrases, respect de l’ordre des idées, repérage des idées principales et abandon des exemples inutiles).



TESTS D’ACUITE


Une fois retenu parmi les 37 heureux gagnants, vous devrez encore passer les tests d’acuité visuelle et auditive ainsi qu’un test psychiatrique. C’est l’école qui organise ces tests. Le tout reste une formalité même si l’entretien psy est un peu déstabilisant : psy grincheuse qui vous redemande vos motivations, le lien entre une table et une chaise (meubles) ou entre la liberté et la culpabilité (valeurs morales), et le sens de proverbes tels que « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » ou encore « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». 5 minutes en tout et pour tout.

Les faiblesses d’audition et de la vue ne sont pas rédhibitoires si tant est qu’elles n’entravent pas la communication ou ne menacent pas de le faire dans un passé proche.

louise 28/01/2010 12:18



bonjour,
déjà un grand merciiiiii pour ce magnifique site (vraiment super =D) et une question :le test chez le psy est-il très important? je m'explique : pour moi lorsque l'on a réussi à passer le
concours (écrit et oral) on accède directement à l'école... (je suis à Nice étudiante en L1 sciences du langage).
merci d'avance et encore merci
Louise



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