Nancy – Le témoignage de Julie

J'ai préparé les concours pendant les deux années qui ont suivi l'obtention de mon baccalauréat. La première année, après avoir mûrement réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie et après de longs mois d'errance en fac de bio, j'ai décidé de tout arrêter en janvier afin de me consacrer à la préparation des concours. Comme on était presque à la moitié de l'année scolaire, j'ai tenté de travailler seule mais ce n'était pas facile! J'ai donc suivi un stage intensif de 5 semaines dans une prépa pour le concours de Strasbourg. Apparemment je n'étais pas suffisamment prête puisque j'ai échoué à l'épreuve éliminatoire de culture générale. Cette année fut assez difficile à gérer, je n'avais pas trop confiance en mes capacités, bien consciente que le pourcentage de réussite était faible. J'avais également passé Nancy en septembre. L'année suivante, j'avais décidé de m'inscrire dans une faculté "en attendant". Je m'accrochais à l'idée rassurante (pour moi) que même si je n'obtenais toujours aucun concours, au moins je validerais une année dans un cursus. Du coup, j'étais un peu moins stressée lorsque je pensais à d'éventuels échecs aux concours que j'allais passer... Cependant, je n'avais pas choisi n'importe quelle filière de fac au hasard. J'avais réfléchi aux domaines que j'aimais vraiment, même si cela ne correspondait pas forcément à la suite logique que j'aurais pu donner à mon baccalauréat. Je m'étais donc inscrite en lettres modernes avec toujours le concours d'ortho en tête! Cette année je m'étais efforcée de travailler mes cours de fac afin d'assurer mes arrières et de préparer le concours d'ortho en même temps. Pour ne pas me disperser, j'avais choisi de passer les mêmes concours que l'année précédente, à savoir Nancy et Strasbourg. Cette année fut la bonne puisque je fus admise à Nancy et admissible à l'écrit de Strasbourg. Comme quoi... Le moral ça joue beaucoup!

Je travaillais seule la plupart du temps, sauf les dernières semaines avant le concours de Nancy où je voyais une amie qui le préparait également. Nous révisions donc ensemble, ce qui nous permettait de mettre le doigt sur nos points faibles. Le rythme de travail n'était pas très régulier tout au long de l'année et il dépendait beaucoup de mon emploi du temps. Dans un premier temps, je me suis concentrée sur le concours de Strasbourg qui avait lieu en avril. Jusqu'à février j'ai donc beaucoup lu, suivi l'actualité, afin de développer ma culture personnelle (ce qui avait été mon point faible la première fois). Ensuite, à l'aide du livre "Concours paramédicaux et sociaux QCM de culture générale" des éditions Vuibert, je travaillais des points précis de culture générale. J'essayais de faire des fiches. J'ai également consulté les méthodes de commentaire de texte ainsi que les annales de l'école.

Pour Nancy, les épreuves étant différentes, j'ai essentiellement travaillé à partir des annales. Comme il y a beaucoup de grammaire, orthographe, syntaxe, j'avais fait des fiches avec toutes les règles d'accord, conjugaison etc etc. Puis je faisais des exercices dans les livres des éditions Vuibert et Masson afin de vérifier que j'avais bien assimilé ces règles. Il faut noter que pour Nancy, les annales sont très riches et certaines années sont corrigées. Si on lit tout en détail, il y a de nombreux conseils qui permettent de savoir ce que les correcteurs attendent de nous pour les épreuves.


Pour les oraux, j'avais établi une liste avec les choses importantes que je voulais absolument dire pendant l'entretien. J'avais pris soin de ne pas rédiger de phrases toutes faites pour que cela n'ait pas l'air "joué".

A Nancy, comme il y a des épreuves un peu spécifiques, je m'entrainais donc également à chanter des notes jouées sur un piano, à faire tinter des verres de différentes tailles et à les classer du plus aigu au plus grave (puisqu'au concours il est demandé de classer des clochettes), à lire des textes à voix haute tout en faisant attention à mon articulation.

Quoi qu'il en soit, chaque école a ses spécificités pour l'entretien puisqu'à Strasbourg ça n'avait pas très bien marché alors que j'ai été admise à Nancy... Je pense qu'il est peut-être important d'essayer de s'adapter au jury. Par exemple à Nancy il y a très peu de temps pour exposer clairement ses motivations donc j'avais beaucoup parlé pour pouvoir tout raconter. D'autres facteurs sont à prendre en compte le jour de l'oral: le stress, la fatigue, la capacité à faire face à un jury qui pose peu de questions, à un jury bavard... Bref, il faut se préparer à tous les cas de figure!

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