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Bienvenue sur Orthoflonie!

J'ai créé ce site l'année dernière pour vous aider à préparer le concours d'orthophonie. Je passe en deuxième année d'orthophonie à Toulouse, et j'ai passé 5 concours en 2006. Admissibles aux 5, admise dans 3: Toulouse, Montpellier et Lyon.

J'ai mis en ligne ici la plupart des cours et recherches qui m'ont servi dans la préparation des concours. J'espère que vous y trouverez de quoi faire!

Vos enrichissements, vos idées, vos adresses, vos livres, bref, tous les tuyaux sont les bienvenus aussi pour donner à ce site davantage de précision et de qualité.

Vous pouvez me joindre, via les commentaires ou à cette adresse: orthoflo@hotmail.fr

Bonne préparation et bonne visite!

Samedi 10 mars 2007
J'ai pensé qu'un peu de distraction ne ferait de mal à personne, surtout si on pouvait en tirer quelque chose!

Aussi, voici une nouvelle catégorie, où je vais vous proposer quelques amusements qui ne vous feront que du bien!
Mais attention: un bien utile!
Voilà, j'ai décidé: tant qu'à se cultiver, autant le faire avec plaisir. C'est le rêve, non, de s'amuser en travaillant!


Donc, voici quelques adresses, et conseils de lecture, aussi, voire de films! J'imagine que vous les avez déjà trouvés pour certains, mais peut-être que les autres seront contents de découvrir qu'on peut enrichir son vocabulaire, découvrir les vies de grands personnages et s'instruire à tous les niveaux en regardant la télévision, en s'allongeant tranquillement sur son lit (ou en ce moment, sur un fauteuil gonflable dans la piscine!), bref...


Le loisir utile, c'est possible!
3

Et n'hésitez pas à faire partager aux copains vos propres coups de coeur! (littéraires ou cinématographiques, ou autres...)



Samedi 10 mars 2007
En cette difficile (et excitante?) période de concours, je voudrais vous faire découvrir un jeu de société qui tout en vous faisant rire pourrait vous être d'une grande utilité dans votre (courte, j'espère) carrière de candidats au concours d'orthophonie!

Ce jeu s'appelle CRANIUM et il fait fureur.
Une boîte avec:
- 1 plateau
- 800 cartes
- 1 dé
- 1 sablier
- 4 blocs
- 4 crayons
- 1 pot de pâte à modeler
- 4 pions
Et le tour est joué!

CRANIUM vous fera chanter, mimer, dessiner, siffler, sculpter, ÉPELER (à l'endroit, à l'envers...) et testera votre CULTURE G par des questions... pas évidentes du tout!

Si vous n'êtes pas créatifs... ce jeu n'est pas pour vous! ( ... et l'orthophonie non plus... )

Voici un jeu qui vous permettra de mettre à l'épreuve vos talents de mime, chanteur, dessinateur... tout en mobilisant votre culture générale !

Cranium se joue en équipes et en famille dès l'âge de 12 ans.

Et comme les orthophonistes ne sont pas perso, on joue à plusieurs (de 4... à 16!), individuellement ou en équipe sur le même principe que le trivial poursuit: à chaque couleur, un type d'épreuve:

- Chat d’œuvre: des épreuves plutôt artistiques à base de dessin ou de modelage.
- Étoile montante: chansons et mimes en relation avec la musique et les chanteurs.
- Vocabu ver: anagrammes, définitions, épeler des mots à l’envers.
- Neuro naute: questions et connaissances générales.

Je ne vous en dis pas plus, hormis le prix peut-être:  vous le trouverez entre 40 et 50 euros sur des sites de vente quelconques, et bien moins cher sur e-bay (si vous êtes bons enchérisseurs...!)
Mardi 27 février 2007

Ce soir sur France 2 à 20h50

Henry Dunant, comme vous le savez tous est le fondateur de la Croix Rouge (question posée à Lyon et à Poitiers en 2006). En 1901, il fut le premier à homme à recevoir le prix Nobel de la Paix.

Un peu de distraction ne vous fera pas de mal, ce soir, à J-2 Poitiers... Une histoire un peu romancée, mais le principal, c'est de marquer à tout jamais dans vos têtes l'oeuvre de cet homme!

Le film

1848. Henry Dunant, un jeune homme issu de la bonne société genevoise, occupe son premier emploi en Algérie où il gère les fonds investis par la société de Monsieur Bourg-Thibourg. Fidèle à l'esprit d'ouverture et de tolérance qu'il prône depuis l'adolescence, il prend fait et cause pour l'amélioration des conditions de vie des indigènes.

Pour régler le problème crucial de la sécheresse, il faut construire un barrage et comme il ne parvient pas à obtenir les autorisations de l'administration coloniale, il ira voir directement l'empereur. Et peu importe que Napoléon III soit en guerre contre les Autrichiens, Henry ira où il se trouve. Sur le champ de bataille.

En arrivant à Solferino, son destin bascule. Il découvre avec horreur les atrocités de la guerre, les milliers de blessés abandonnés par les troupes. Non seulement il retrousse ses manches et tente d'organiser les premiers secours, mais il se fait suffisamment convainquant pour que tous les blessés soient soignés, qu'ils soient autrichiens ou français, par les médecins et chirurgiens de tous bords, même s'ils sont prisonniers de guerre. Ainsi naît sa grande idée, le but pour lequel il ne cessera de se battre, seul contre tous, et malgré les menaces : obtenir la neutralité des blessés et du personnel soignant.

En se risquant à traverser les lignes ennemies pour tenter de rapatrier les blessés à l'arrière, il crée le symbole mondialement connu aujourd'hui : il confectionne des drapeaux blancs sur lesquels il trace une croix rouge avec le sang des blessés.

C'est de la volonté, de l'audace et de la conviction de cet homme que naîtra la Convention internationale de la Croix-Rouge

(source: aidh.org)


Si vous n'êtes pas convaincus, voici un lien pour télécharger la bande annonce du film. Elle est en français sous-titré allemand (original ^^). Vous pouvez aussi jeter un oeil sur le  dossier de presse à cette adresse.


 

Bonne soirée!

Jeudi 8 février 2007

Ce n'est pas le genre de livre dont vous aurez besoin au concours, que ce soit à l'oral comme à l'écrit. En revanche,  il vous sera utile pour après. On va dire, pour votre culture g de futur(e)s orthophonistes. Ce livre a été une grande claque dans ma petite tête d'étudiante. J'espère qu'il ne vous laissera pas indifférents, et surtout qu'il saura vous aider à faire la part des choses et à ne pas voir tout noir ou tout blanc...!


Pourquoi pense-t-on que notre idéal est universel?

Pourquoi vit-on la différence comme quelque chose d'insupportable, qu'il faut à tout prix effacer?

J'ai toujours pensé qu'il devait être terrible pour quelqu'un de naître aveugle ou sourd. C'était pour moi une source de solitude, d'inadaptation et de grandes difficultés sociales.

Moi, voyante et entendante, je ne pouvais pas imaginer qu'on puisse ne pas percevoir les couleurs, ne jamais assister à un coucher de soleil, ne jamais entendre le bruissement des feuilles entraînées par le vent, la descente joyeuse de l'eau dans un torrent...

Sans véritablement savoir ce qu'était l'implant cochléaire, j'étais déjà 100% pour: oui, les sourds « ont le droit » d'entendre, et c'était une découverte sensationnelle, pour moi. Permettre l'impossible: entendre, communiquer, rien n'est irréversible!

Et je m'apprêtais, en tant que future orthophoniste, à encourager les parents dans cette voie. Tout faire pour que les sourds entrent dans la communication, ou plutôt, dans MA communication.

Je suis tombée de haut, en lisant ce livre, cette histoire vraie.

Le bébé apprend à parler à force d'entendre ses parents le faire. L'enfant ramasse le jouet parce qu'il l'a entendu tomber. L'enfant entend sa mère chantonner derrière lui; il sait qu'elle est là, il se sent bien.

Le bébé sourd est seul dès que son regard ne peut plus suivre celui de sa mère. Il ne voit que des lèvres qui bougent, des expressions qui changent. Comment apprendre à communiquer?

Apprendre à parler pour l'enfant sourd, c'est comme essayer de deviner la couleur de nos yeux sans s'être jamais regardé dans un miroir: aucun retour.

Puis-je oser dire qu'imposer le langage oral aux sourds va... contre nature?

Pourriez-vous dire, un jour, à un étranger que désormais, il ne pensera et ne s'exprimera plus qu'en français; qu'il doit abandonner sa langue maternelle?

Vous me répondrez qu'un enfant qui naît sourd n'a pas d'autre langue maternelle que la langue parlée par ses parents. C'est donc le français parlé qu'il devrait acquérir, normalement.

Aujourd'hui, je n'en suis plus si sûre.

Emmanuelle Laborit était sourde profonde à la naissance. Elle a été suivie par des orthophonistes dès son plus jeune âge et familiarisée très tôt à la langue, à l'oralisation. Pourtant, c'est seulement à l'âge de sept ans qu'elle a réellement commencé à vivre: lorsqu'elle a découvert la langue des signes (LSF). Au contact d'autres sourds, Emmanuelle a compris qu'elle n'était pas seule et qu'elle n'allait mourir. Oui, mourir, parce qu'elle ne connaissait pas d'adultes sourds, avant: les enfants sourds mouraient jeunes, pensait-elle.

Et combien d'autres angoisses?

Le cri de la mouette, c'est le désespoir d'Emmanuelle. La petite fille qui voulait parler, qui voulait s'entendre, et qui avait beau crier, rien ne lui revenait. Le cri pour couvrir la distance de l'enfant à ses parents, pour couvrir la différence.

Il a fallu la langue des signes pour qu'Emmanuelle soit. Pour qu'elle se sente vivre, exister. Pour entrer dans une véritable communication avec les autres, avec son père. Pour comprendre.

Pour les sourds, le geste est libérateur. De la même manière que nous avons besoin de parler, pour nous débarrasser de nos angoisses, exprimer nos colères, faire éclater notre joie, les sourds ont besoin de bouger, de... gesticuler!

Notre facilité est le langage oral. Quelle n'est pas notre frustration lorsqu'on se retrouve en pays étranger, perdu, incapable de demander notre chemin à quelqu'un. N'est-ce pas cela que vivent les sourds, au jour le jour, forcés d'employer une langue qu'ils n'entendent ni ne comprennent, une langue qui les fatigue?

Qui est inadapté? La société ou les sourds? De quelle norme doit-on parler? Quelle communication est normale? Comment nous, entendants, pouvons-nous juger de ce qui est « bien » pour les non-entendants?

Pour Emmanuelle Laborit, le fait de ne pas entendre n'est pas un problème: on ne manque pas de ce qu'on ne connaît pas.

Je pense que ce livre est enrichissant. D'abord parce qu'il nous apporte un autre point de vue, ensuite, parce qu'il nous permet de vivre la différence, l'espace de quelque 200 pages, cette même différence à laquelle la société est si hostile. Le quotidien d'une femme qui s'est battue pour s'intégrer et qui y a brillamment réussi.

Je ne vous en dirai pas davantage au sujet du livre, mais je vous encourage à le lire. Je ne suis pas là pour faire l'apologie de la langue des signes, mais pour vous faire partager un témoignage qui a gravement ébranlé certaines de mes convictions.

Je vous laisse, avec deux questions:

La LSF est-elle réellement une source de discrimination, de séparation? Posséder la LSF en complément de la langue parlée ne serait pas plutôt une chance d'intégration? Une clé? Si pour les sourds, cette langue était le moyen de comprendre le monde, de se faire une place, de s'exprimer? J'apprends, en cours, cette année, que l'acquisition du langage, c'est la prise de possession de sa place, par l'enfant, l'affirmation de soi. Un enfant sourd ne pourra jamais considérer une langue qu'il n'entend pas ou plutôt, qu'il ne ressent pas, comme SA langue! Dès lors, comment se faire une place, comment s'épanouir?


Vous avez peut-être vos idées sur la question, aujourd'hui. J'aimerais connaître celles que vous aurez, après avoir lu ce livre.
Vendredi 15 décembre 2006

Une autre manière encore de vous y mettre, avec Seterra que j'ai découvert il y a peu. Plus maniable, avec une petite musique sympa ^^ quand vous terminez la partie.
Il n'y a pas les fiches sur chaque pays qu'on trouve dans les jeux précédents, mais il s'étend davantage sur le monde, avec des quizz et des trucs sympas.

Le commentaire de l'Internaute:

Le monde en questions, c'est tout simplement ce que propose Seterra avec une kyrielle de quizz et de jeux. Grâce à lui, il est possible de réviser ou d'apprendre la géographie du monde entier d'une manière totalement ludique.

Il suffit de sélectionner une aire géographique : un pays, un continent ou encore tout le globe, suivie d'une thématique : capitales, villes, régions, drapeaux pour que Seterra affiche la carte concernée et commence à vous questionner.

Tout juste correct sur le plan graphique, ce logiciel possède néanmoins une superbe base de données et permet à chacun de s'amuser et de progresser dans sa découverte du globe.

Sûrement le meilleur Atlas numérique


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